Le second cycle de cinéchanges, « Paroles d’Histoire(s) » de l’association a commencé mercredi 9 avril, avec une séance autour du thème de la ville et de ses périphéries. Les films projetés les ont montrées sous leurs différentes formes, taudis ouvriers avec Aubervilliers (Eli Lotar, 1946) ; banlieues pavillonnaires, de grands ensembles ou même bidonvilles avec L’Amour Existe (Maurice Pialat, 1960) ; villes nouvelles avec Villes Nouvelles (Jacques Gurfinkiel, 1979) ; terrains vagues et cités d’Aubervilliers dans Occupation (John Menick, 2006).

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Nous avons choisi de projeter ces films dans l’ordre chronologique, de 1946 à 2006, tous ces films étant d’une façon ou d’une autre des témoins de leurs temps.
Ils nous ont tous rappelé à quel point le « problème des banlieues », tout d’abord n’est pas neuf et se retrouve dès les années 1945 (et encore plus avec les premiers bidonvilles parisiens des années 50), et à quel point les réponses politiques apportées n’ont finalement pas changé grand-chose.
Ils ont tous pour point commun ce désir de rendre visible ce qui ne l’était pas. C’est évident pour Aubervilliers ou L’Amour Existe, qui sont construits autour de cette idée de dénonciation des conditions de vie, pour l’un des ouvriers des usines d’Aubervilliers, pour l’autre des habitants des banlieues en général. Villes Nouvelles cherche lui à rendre visible le côté artistique des villes nouvelles, et par toute une série d’outils, cherche à faire ressortir le « beau » de ces villes nouvelles, et contribue aussi à renforcer ce coté « cité idéale », utopique, de la ville nouvelle. Le dernier film lui, se rapprochant du film de Lotar, avec le portrait de Malik (avec qui l’on visionne d’ailleurs un extrait d’Aubervilliers), cherche à montrer la banlieue tout simplement, le paysage urbain, en insistant sur l’autonomie de ces espaces de vie, et leur beauté également. Lisez la suite de cette entrée »






