Bienvenue !

16 02 2008

Bienvenue sur le Blog de l’association Paroles d’images qui ouvre à l’occasion du Cinéduc 2008

Vous pouvez trouver sur ce blog diverses informations liées au monde de l’éducation aux images. Le pari fait est celui d’un lieu de ressources entièrement en ligne, qui permet de s’interroger en images sur le monde des images. Permettre des échanges sur ce que signifie les images animées (film, vidéo, etc.) est au centre de ce projet. Vous pouvez trouver une série d’entretiens en ligne, réalisée avec des professionnels du secteur entre septembre 2007 et janvier 2008 : universitaires, programmateurs, intervenants, etc.

Vous pouvez également découvrir le Cinéduc 2008 – biennale cinéma et éducation de Grenoble – à travers de nombreuses vidéos que vous retrouverez dans la rubrique actualités du blog, ainsi que des reportages photographiques et des articles, réalisés tout au long de l’événement.

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Jeudi 14 février

15 02 2008

Focus sur…

Entretien avec Vincent Sorrel de l’association Cinex

Dans le cadre d’un atelier d’initiation au montage, le Cinéduc a proposé à Vincent Sorrel de l’association CINEX de présenter son projet l’AME, l’Atelier du Montage Exquis, son logiciel de montage aux outils créatifs, développé par Blick.

Ce fut l’occasion pour des élèves isérois de collège et de lycée, de découvrir et d’appréhender différemment, les images et leur agencement.

 

Atelier montage et projet l’AME




Mercredi 13 février

15 02 2008

Focus sur…

Présentation des films réalisés par les élèves des classes option cinéma de la région grenobloise (salle Juliet Berto)

Focus sur…

Carte blanche à l’INA

Le Cinéduc a donné carte blanche à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), toute la journée du mercredi 13 février au CRDP.

La présentation du site internet de l’Ina et de ses usages a été suivie de quatre films sélectionnés conjointement par l’Ina et l’équipe programmatrice du Cinéduc, toujours sur le thème de la famille.

Sylvie Cazin, du service production de l’INA et Michèle Cohen du Cinéduc reviennent sur cette journée.

 





Mardi 12 février

13 02 2008

Focus sur…

Extraits de la présentation des films d’ateliers réalisés par plusieurs écoles maternelles et primaires de la région grenobloise. (CRDP de Grenoble)

Focus sur…

Suite de la présentation des films d’ateliers. Travaux des classes de collèges et lycées professionnels. (CRDP de Grenoble)

Focus sur…

Soirée indienne à la Vence-Scène de St Egrève. Rencontre avec le musicien.

 





Lundi 11 février

12 02 2008

Focus sur…

En parallèle, au CRDP était projeté le documentaire J’ai deux mamans également en présence de sa réalisatrice Christine François.

Un couple : deux femmes, et leurs trois petites filles…

Le moyen métrage documentaire J’ai deux mamans, réalisé par Christine François en 2004, aborde le thème de la famille sous l’angle de la construction de l’identité, de l’amour « parental », qui ne se limite plus aux seuls parents – le père et la mère – mais s’élargit à toute personne proche, aimante et attentive à l’enfant, à sa construction et à son éducation. L’homosexualité apparaît ici comme l’exemple qui, juridiquement et au regard de la norme, questionne et repose les fondements même de la conception de la famille aujourd’hui. A la manière d’une enquête policière on est amené à suivre le parcours de ces deux femmes qui doivent prouver leur bonne foi. Amis, frère, parents, parrain, viennent tour à tour témoigner en leur faveur.

Sans oublier de pointer les problématiques inhérentes aux familles « non classiques » (monoparentales, recomposées, adoption…) tels que la nécessité de reconnaître chacun de ses géniteurs, la réalisatrice porte un regard à la fois politique et affectif sur ce foyer en besoin de reconnaissance institutionnelle. Et l’on pourrait d’ailleurs se demander pourquoi. Qui, aujourd’hui, peut prétendre à la garde des enfants en cas de décès, sinon celui ou celle qui les a vu grandir tout en participant activement à leur éducation ?

Portraits de femmes, portraits de vies et témoignages s’appellent et se répondent pour nous offrir, en toute sincérité, une vision riche et ouverte de la famille

Focus sur…

 

A la cinémathèque de ville de Grenoble le film Nos retrouvailles était suivi d’un débat avec son réalisateur David Oelhoffen. Nous avons pu l’interroger :

 





Focus sur…

12 02 2008

Focus sur Festen de Thomas Vintenberg, 1998

Intervention du critique et universitaire Jean Serroy
Lors de cette intervention, il fait référence à son dernier ouvrage écrit avec Gilles Lipovetsky, L’écran global (chroniqué par le Blog du forum des images) où il développe notamment le concept d’hypercinéma. Il évoque également les règles du Dogme 95 que le réalisateur a établi avec Lars van Trier.
« Une fête de famille est organisée en l’honneur des 60 ans de Helge Klingfelt. Riche réunion de famille et d’amis, le dîner deviendra bientôt, au fil de révélations en forme de règlements de compte, une arène dans laquelle il faut assassiner le toréador : ce père à la renommée incontestée. »

 

A ceux qui pensaient que le thème de la famille était trop consensuel, le film Festen répond clairement que non. Tout commence pourtant de manière très classique. Les membres d’une fratrie de la bourgeoisie danoise se réunissent pour fêter l’anniversaire du chef de famille. Les personnages semblent mêmes assez stéréotypés : le fils qui a réussi dans la restauration en France, le second fils, instable, qui ne supporte plus sa femme et tient un tripot dans la ville voisine, la fille artiste délurée, les servantes qui ont chacune eu une aventure avec les fils de la maison, le maître d’hôtel très cérémonieux et le maître de cérémonie toujours très jovial. Il y a aussi les parents, incarnations de la dignité et du raffinement, de la réussite et du pouvoir. Mais rapidement tout tremble. D’abord le cadre, les angles de prise de vues, les plans réalisés suivant les recommandations du « dogme », puis le sens même de la narration. On apprend rapidement que dans cette « famille modèle » un drame larvé se trame. Il y a quelques jours une des sœurs s’est suicidée. Pour quelles raisons? Dans quelles circonstances ? Tel est la trame du film.

Cette réunion de famille sera donc celle de toutes les révélations, de tous les règlements de compte, du devenir adulte des enfants et du devenir monstre des parents. Dans un huit clos imposé par les serviteurs (qui ont volé toutes les clefs de voitures), l’institution familiale va devoir subir tous les affronts, voir se craqueler toutes les étiquettes, tous les non-dits sur lesquels elle s’est construite depuis des années. La question sous-jacente à toutes les actions des personnages est donc celle du respect des conventions, du silence tacite qui s’est instauré autour de certains secrets qui gênent : les relations entre générations, l’inceste, le racisme…

 





Dimanche 10 février

11 02 2008

Retour

Focus sur…

Interview de François Minadakis, enseignant en école primaire

Focus sur…

Buffet africain organisé à la maison de l’International

Focus sur…

Regards sur les problèmes de production et de diffusion du cinéma africain

Intervention de Hassan Soulé après la projection du film Il va pleuvoir sur Conakry (Cheick Fantamady Camara, 2007)

La journée Afrique réserve également une place de choix à deux moyens métrages très récents. Ces derniers traitent des mêmes thèmes – la famille, l’exil, la pauvreté – suivant des axes à la fois opposés et complémentaires.

Le matin, à la Cinémathèque une cinquantaine de personnes assistent à la projection de Sisai (David Gavro, 2006). Il s’agit de l’histoire singulière d’un jeune israélien qui apprend à vingt ans qu’il a été adopté. Sa mère vient de mourir et son père adoptif lui propose de retrouver son père biologique en Ethiopie. En parallèle, on est invité à s’interroger sur sa position dans la société israélienne alors qu’il devient père et fonde sa propre famille en Israël.

Le second documentaire, Partir ou mourir (Rodriguez Saez, 2007) ne traite pas seulement de la singularité ; il cherche aussi à comprendre les mécanismes qui mènent toujours plus de jeunes à partir en occident.

Rapprocher ces deux films fait sens dans la mesure où ils travaillent tous deux la question de l’exil, de la distance qui sépare les familles. Sisai, lorsqu’il arrive en Ethiopie, ne peut s’empêcher de photographier tout ce qu’il voit, comme un touriste, mais aussi « pour faire trace », « pour montrer à ses amis de régiment [Israéliens], qu’ici aussi il y a des choses ». Dans Partir ou mourir, la parole est donnée à des sénégalais dans leur pays d’origine : leurs mots sont tous tournés vers les côtes de l’Europe, vers ces Européens qui jadis ont pillé les ressources de leur pays et qui maintenant les empêchent de venir travailler en occident.

Autant Sisai est un film sur l’aller – retour, autant, Partir ou mourir est un film sur l’aller sans retour et même plus sur l’impossibilité d’aller vers l’avant. Car si le jeune israélien voyage pour mieux se reconstruire ensuite dans son pays d’adoption, les sénégalais eux ne peuvent pas partir. Malgré leur volonté sans faille, les militants interrogés font tous le constat que les difficultés qu’ils rencontrent – la corruption des dirigeants, le néo-impérialisme de l’état français, le chômage endémique, le capitalisme sauvage – les empêchent d’aller de l’avant.