De Tim Burton à Ken Loach, il n’y a qu’un pas

28 02 2009

Après une seconde séance autour du conte moderne de Tim Burton Edward au mains d’argent (1991) en décembre, nous avons présenté fin février 2009 Just a Kiss de Ken Loach (2004) au foyer de jeune-femmes mères d’Antony. Ces deux séances, basées sur des films formellement très différents, nous ont permis à chaque fois d’aborder ,à travers un récit, une nouvelle cinématographie et un nouvelle manière de filmer la société.

jak

Dans ces cas précis tout comme pour le premier film diffusé (Persepolis) l’accent a été mis sur les rapports aux institutions (Eglises, Ecole…), au groupe et de manière transversale à l’acception/ au rejet des différences, à la construction de soi, etc. Dans Just a Kiss, l’histoire d’amour intercommunautaire entre Roisin (immigrée irlandaise catholique) et Cassim (immigré de seconde génération pakistanais et musulman), nous a permis d’aborder la question des tensions identitaires dans le monde occidental après le 11/09. Ce film qui, par de nombreux aspects , ressemble beaucoup plus à une fable morale qu’à un tableau social a permis ensuite à une discussion nourrie avec les jeune-femmes présentes.

Ces séances permettent également d’échanger autour de la manière dont ces films – et plus largement le cinéma – participent à la création de représentations et d’imaginaires partagés. Dans ce cadre, nous avons souligné les particularités des processus de création de ces films, afin qu’ éducation par l’image rime toujours avec éducation aux images. Il s’est ainsi par exemple agi d’insister sur la dimension entièrement construite des décors chez Tim Burton, alors que Ken Loach cherche à filmer au maximum dans des décors réels, avec des acteurs non professionnels et en respectant l’ordre du montage final.

Rémy Besson, Sabine Zipci

Nous tenons à remercier Thibaud Clouet qui a permis à ce cycle de séances au BIEF d’Antony de se pérenniser en ce début d’année 2009.

Publicités